les syndicalistes en GUINEE

Le premier ministre guinéen, Lansana Kouyaté a regagné la capitale guinéenne, dans la nuit du 3 au 4 juillet dernier en provenance d’Accra,il a assisté au sommet des Chefs d’Etat et Gouvernement au compte de l’Union Africaine. Mais seulement, contrairement à ses autres entrées « triomphantes », les syndicalistes guinéens lui avaient réservé une lettre ouverte.
En effet, cette lettre ouverte adressée au Premier ministre fait l'analyse de la gestion des trois mois du Gouvernement de Lansana Kouyaté jugé insatisfaisante. A savoir sa manière de gérer l’administration, l’économie, la diplomatie, la sécurité et le bien-être des travailleurs et des populations guinéennes dans leur ensemble.
Tout d’abord, les syndicalistes ont commencé par la violation par le gouvernement du Protocole d'accord signé le 27 janvier dernier contenu dans le document entre les deux parties- syndicats et gouvernement.
Ils ont fustigé la nomination des nouveaux administrateurs territoriaux qu’ils pensent, pour la plupart artisans de la dérive du pays durant ces dernières années. « Pourquoi recycler des fonctionnaires de l’administration du territoire aux commandes alors que plusieurs parmi eux ont contribué à la mauvaise gouvernance ? » « le décret de nomination des gouverneurs et des préfets, il y a plus d’amitié que de compétence ».
Tout d’abord, les syndicalistes ont commencé par la violation par le gouvernement du Protocole d'accord signé le 27 janvier dernier contenu dans le document entre les deux parties- syndicats et gouvernement.
Ils ont fustigé la nomination des nouveaux administrateurs territoriaux qu’ils pensent, pour la plupart artisans de la dérive du pays durant ces dernières années. « Pourquoi recycler des fonctionnaires de l’administration du territoire aux commandes alors que plusieurs parmi eux ont contribué à la mauvaise gouvernance ? » « le décret de nomination des gouverneurs et des préfets, il y a plus d’amitié que de compétence ».
« Devant la violation par la Présidence de la République des conventions 87 et 89 du BIT relative à l’Indépendance des Organisations Syndicales et Patronales, le Patronat Guinéen a été sommé de libérer son siège dans les 72 heures bien qu’il existe un contrat qui n’a pas été respecté par la présidence. Qu’avez-vous fait pour restaurer la légalité ? » Le jour même de la publication de ce document, des bérets rouges avaient investi les lieux qui ont été mis sous scellés. Jusqu'à présent, Elhadj Youssouf Diallo, président élu du patronat guinéen n’est pas encore rentré dans ses droits.
Les lois et conventions votées par l’assemblée nationale qui ne sont pas encore promulguées n’ont pas échappé à a vigilance des syndicalistes. Des lois et conventions relatives à la commission nationale électorale indépendante et la commission nationale indépendante d’enquête sur les évènements douloureux qui ont endeuillé le pays tout entier de juin 2006, et janvier -février –mars 2007. Ils demandent que la lumière soit faite le plus rapidement que possible car ils regretter que l'engagement du Premier ministre à travailler avec eux, n'a été qu'un simple discours. Et leurs propositions sont jetées dans les poubelles de la Primature.
Aussi, les syndicalistes attirent l'attention de Lansana Kouyaté sur les promesses à donner de l'eau, de l'électricité et la baisse du prix des denrées de première nécessité qui restent aujourd’hui lettre morte. La situation des populations au lieu de s’améliorer, se dégrade inexorablement. La restructuration de la Banque Centrale, où d'ailleurs la nomination de gouverneur et de son adjoint ne convient guère aux critères de compétence et d'intégrité. Parce que toutes ces personnes ayant toujours travaillées dans cette boite ont contribué dans l’affaiblissement de cette Institution. Ils exigent également la domiciliation à la Banque Centrale de tous les fonds alloués à la Guinée. Et insistent sur l'indépendance de cette institution comme prévue par les accords.
Aussi, les syndicalistes attirent l'attention de Lansana Kouyaté sur les promesses à donner de l'eau, de l'électricité et la baisse du prix des denrées de première nécessité qui restent aujourd’hui lettre morte. La situation des populations au lieu de s’améliorer, se dégrade inexorablement. La restructuration de la Banque Centrale, où d'ailleurs la nomination de gouverneur et de son adjoint ne convient guère aux critères de compétence et d'intégrité. Parce que toutes ces personnes ayant toujours travaillées dans cette boite ont contribué dans l’affaiblissement de cette Institution. Ils exigent également la domiciliation à la Banque Centrale de tous les fonds alloués à la Guinée. Et insistent sur l'indépendance de cette institution comme prévue par les accords.
A l’analyse du contenu de cette lettre, l’on comprend bien le bien-fondé de cette réaction bien que timide, les implications des syndicats dans la lutte pour les droits de l’homme et le processus de démocratisation du pays.
Les premières erreurs de Monsieur Lansana Kouyaté sont sans doute le fait de prendre des promesses sans connaître parfaitement la mentalité de certains cadres véreux experts dans le détournement et le pillage systématique de l’économie. La deuxième erreur c’est le fait de prendre des mesures d’assouplissement par rapport à l’exportation des produits de première nécessité : le cas des ananas, le petit piment, certains produits de la pêche, des pommes de terres. Une fois encore, le PM a pris cette décision sans connaître vraiment le guinéen qui n’est animé que la recherche du profit quitte que les autres guinéens meurent de faim. Conséquence, plus de denrées sur les marchés.
La troisième boutade c’est l’intervention du ministre du commerce devant les commerçants, en disant que l’Etat n’a pas d’argent. Le lendemain, c’était la danse au marché de Madina. Les commerçants qui avaient commencé pourtant à diminuer les prix des denrées ont vite fait grimpé les enchères. Comme conséquence, la flambée des prix sur tous les marchés conduisant la population déjà martyrisée à la misère d’avant. Voilà en peu de mots les raisons essentielles de la lettre des syndicats et menacent de redescendre dans les rues pour réclamer leurs droits -ceux des peuples.
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