Bibliographies de quelques hommes politiques ivoiriens (suites)

Publié le par OUATTARA MOHAMED

 Robert Guéi

Robert Gueï

 
Né le 16 mars 1941 à Kabacouma, au centre ouest du pays, d'ethnie Yacouba, Robert Gueï a toute sa vie été un soldat. Enfant de troupe à l'âge de douze ans, il suit une formation militaire à Ouagadougou (Burkina-Faso), puis à l'Ecole militaire de Saint-Cyr Coëtquidan.
Revenu en Afrique, il est promu sous-lieutenant, puis lieutenant en 1967, capitaine en 1971, commandant en 1975, lieutenant-colonel en 1978 et son ascension militaire trouve son terme en 1991 avec le grade de général de brigade. Il est alors chef d'état-major des Forces armées nationales de Côte d'Ivoire (FANCI).
Son nom apparaît au public lors d'une expédition punitive qu'il a ordonnée en réaction à une révolte étudiante au campus universitaire de Yopougon en juin 1991.
Soupçonné d'avoir fomenté un coup d'Etat en 1995 pour renverser
Henri Konan-Bédié, il est mis en retraite anticipée en 1996 et se retire dans son village natal. Le 24 décembre 1999, un nouveau putsch le porte à la tête de l'Etat où il demeurera jusqu'à l'élection présidentielle d'octobre 2000 remportée par Laurent Gbagbo.
Le général Robert Gueï est assassiné lors de la mutinerie du 19 septembre 2002.

Laurent GBAGBO 



Le Président ivoirien Laurent Gbagbo
 reçu à l'Elysée par le Président Jacques 
Chirac en 2001.

Né le 31 mai 1945 à Gagnoa, au sud-ouest de la Côte d'Ivoire, en pays bété, Laurent Gbagbo obtient le baccalauréat, puis une licence d'histoire à l'Université d'Abidjan en 1969. Il est professeur d'histoire-géographie l'année suivante. C'est alors qu'il se sensibilise au syndicalisme ; son enseignement, jugé "subversif", lui vaut deux ans de prison au début des années 70. Entré comme chercheur en 1974 à l'Institut d'histoire, d'art et d'archéologie africaine (IHAAA) de l'Université d'Abidjan, il en devient le directeur en 1980. Son engagement syndical reste actif et il est considéré comme le principal artisan de l'agitation estudiantine de 1982. Il part alors en exil en France et ne reviendra en Côte d'Ivoire qu'en 1988, pour se faire élire Secrétaire général du Front populaire ivoirien (FPI), parti d'opposition dont il avait créé l'embryon en 1982.

Laurent Gbagbo est l'unique candidat ayant affronté Félix Houphouët-Boigny dans une élection présidentielle. Les 19% de suffrages qu'il obtient en 1990 face au "Vieux" lui confèrent une stature de leader de l'opposition. Il ne participe pas au scrutin présidentiel de 1995, ayant appelé au boycott pour protester contre le Code électoral de 1994, mais accède à la magistrature suprême en l'an 2000.

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Publié dans ACTUALITE

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